Le métier d’éditeur, sur le sellette.

 Grande nouvelle, aujourd'hui, je viens de recevoir un avis favorable, au sujet de mon travail sur l'autorité... OUF...

 Le contrat n'est pas encore signé, alors, on ne s'emballe pas, je vous prie, mais enfin,  ça fait quand même plaisir. Il me faut, à présent, "enfoncer le clou".

  Oui, j'utilise souvent les métaphores liées au bricolage, comme la boite à outils, parce que ça parle bien, et loin d'être dévalorisantes, à mes yeux, la moindre activité manuelle, au contraire, est excellente pour reposer le cerveau, et  le maintenir, en parfaite santé... Et non, ça n'est pas une invention sournoise, de ma part, qu tendrait à chercher à revaloriser le travail manuel, encore que la fin, en justifierait les moyens, mais non, beaucoup plus humblement, ce sont bel et bien, les neurosciences qui le prétendent, et je vous mets au défit de trouver l'un de cette specialité, qui prétendrait le contraire...

 BREF.

  Alors, que je parlais censures, il y a bien des années de celà, je ne sais plus du tout à quelle occasion, pour être franche, j'expliquais à quel point j'étais attachée, à la liberté  de pensée, et d'expression, tout en précisant, que de façon inconsciente, chacun, artistes, mais aussi, bien au delà, et de façon inconsciente, nous pratiquons, l'autocensure, quoi qu'en disent certains...

  Je donnais comme exemple, le cas d'un éditeur, qui serait sollicité pour éditer le récit d'un criminel ou d'un pédophile, qui se vanterait de ses exploits, au point d'en faire l'apologie, et me demandais si un éditeur l'éditerait, "ou pas", mais je me demandais surtout, s'il se trouverait quelqu'un, pour en être choqué(e), ou pas. 

  Je devais sentir le vent du canon, comme on dit, en la personne de Gabriel Matzneff.

   La conséquence perverse du reproche qui pourrait avoir été fait, à sa maison d'édition, serait semble t il,  qu'il existerait désormais, chez certains éditeurs, parallelement aux comités de lecture conventionels,  des comités chargés uniquement de veiller à ce que rien ne choque...

  Comme ça se produit, helas, dans toutes les sphères, de la société et pas uniquement, en France....

  Je suis en bonne voie, pour être éditée, prochainement, enfin, je l'espère, aussi, ça n'est pas pour cette raison, que j'émets des réserves...

  Non, c'est juste, qu'étant dyslexique, je suis, ce qu'on appelle, "une petite liseuse"... Comme une ampoule de table de chevet, si vous préférez, et que par ce fait, c'est un milieu, que je ne connais pas....

  Oui,  je l'ouvre souvent, sur des sujets, ou dans des domaines que je ne connais pas, c'est vrai, et là, tout autant.

  Pour autant, avoir la sagesse d'admettre, qu'on marche sur des oeufs, et qu'on en est conscient, me semble plus honnête... A plus forte raison, quand on a écrit un livre, sur... l'aviculture, "des cocottes, et puis des coincoins".

 Quoi qu'il en soit, le métier d'éditeur, que donc, je ne connais pas, par définition, choisissant, "ou pas", d'éditer tel auteur ou tel autre, toujours, est susceptible d'être jugé....

 Généralement, depuis plusieurs années, alors, que j'envoyais mon travail à certains d'entr eux, je recevais un message, au bout de quelques temps, me disant, "désolée, mais ça ne correspond pas, à notre ligne éditoriale".

 Surtout rageant, quand vous êtes absolument certain ou certaine de la qualité de votre travail, et que d'autre part, vous avez l'absolue certitude au contraire,  d'avoir frappé, à la bone porte.

 Entre en ligne de compte, alors, défavorablement, pour la petite liseuse, la difficulté d'amortir le choc, et  de continuer à persévérer....

 Quoi, qu'il en soit, un auteur qui ne trouve pas de maison d'édition, peut "l'avoir mauvaise", aussi, surtout par les temps qui courrent, et être tenté de cracher un peu de fiel, à qui l'ait un jour éconduit....

 Si je comprends ?

 Oui, bien sûr, mais par expérience, je sais que le plaisir de la vengeance est aussi fugace, dans le temps, qu'il est inutile et inefficace, pour panser les plaies....Et sur ce point, croyez moi, j'en connais un rayon.  Faites donc de votre venin, un purin digne  de servir de fertilisant, à quelque chose de plus positif et de plus constructif, mais je sais que c'est un travail, qui quelquefois, peut demander, pas mal d'années.

   La psychologie humaine est complexe, les motivations qui justifent qu'on écrive un jour, que ce soit à quelqu'un, ou que ce soit pour soi, pour d'autres, ou que ce soit pour être édité, témoignent, de la complexité, que je vous expose là, et bien malin, qui pourrait prétendre, j'ose espérer que ça n'arrivera jamais, y mettre bon ordre....

 Enfin, pour clore le sujet, aujourd'hui, je précise que ceux qui l'ont mauvaise, sur ce sujet, sont peut être dans l'erreur,  sur leurs condamnations, et qu'il peut s'agir aussi, simplement,  d'un gros problème, de communication, comme c'est si souvent le cas, quelque soit le secteur du conflit.

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roman litterature fiction déontologie récit

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