Transformez, transformez, qu'ils disaient.....

  Depuis que j'avais pété les plombs, il y a bien longtemps, vingt ans environ,  la première obsession que fût la mienne, avait été de transformer la souffrance que je ressentais.

  Oui, bien sûr, ce que j'envoyais à Thomas Fersen, lui, en faisait ce qu'il voulait, que ce soit en son fort intérieur, ou que ce soit, en collaborant avec d'autres, quelque soit la forme artistique, à la limite, une fois envoyé, ça ne me regardait pas, et ça ne me regarde pas d'aventage, à present, je dirai, enfin, c'est en dehors de moi....

  Au début, pour moi aussi, c'était important, pour m'aider à me reconstruire,  que ça vienne de lui, ou pas... C'est par la charge émotionnelle ressentie, que similairement à une brique de construction, comme pour une modeste petite maison, ou que ce soit conformement à un château, que l'image tres psychanalitique, pouvait alors se faire, parce que l'on nomme "métaphore"...

  Que certaines chansons (y compris, celles de Thomas Fersen), d'autres chanteurs, d'autres artistes, aient alors été inspirées par moi ou pas, ne revêt absolument aucune importance, puisque ça n'est jamais que l'intime conviction de celui de qui émane la souffrance, qui a pour conséquence, qu'on se l'approprie, ou pas....

  Mais assez vite, je me detachais, de ce fonctionnement, et encore, aujourd'hui, il est des chansons qui en parleraient, où je m dis "tiens, oui, peut être ? Peut être pas..... Puis comme disait Guy Bedos, il me semble, "j'ai repris trois des frites"...

  De la même façon,  comme tout à chacun, quand certaines chansons sortent,  que ce soit de Thomas Fersen, ou que ce soit, de quelqu'un d'autre, elles me parlent, ou elles ne me parlent pas, mais  je ne fais rien de moins, que n'importe qui d'autre, en fin de compte, je ne prends que ce qui m'arrange, ou pas.... Des amours, à la con, OK,  des ruptures, OK... Je ne vois pas trop, en quoi, moi, ça me regarderait.

  Mais si j'écris cet article, ce matin, c'est pour pousser un bon coup de gueule, là, dans le milieu artistique, et je ballaie large, de façon parfaitement intentionnelle....

  La culture en général, et le milieu artistique, au moment où je vous parle, ne m'ont certainement pas attendue, pour pointer du doigt, le fait, qu'il existe un lien très étroit, entre la souffrance, et le phénomène de création...

  Oui, pour moi, c'est aussi naturel de tenir de tels propos,  que d'observer qu'un poisson a besoin d'eau, pour pouvoir nager, ou  qu'un mammifère terrestre, qu'il soit humain ou animal, ait besoin d'air pour respirer.

  Je peux parfaitement entendre, je ne suis pas stupide, non plus, que considérant le fait, qu'il n'existe pas d'histoires d'amour, ou de couples,  qui soient sans nuages, et que ce faisant, l'artiste en question, ou bien n'importe qui d'autre de son entourage,  en fasse ses choux gras (malgré, la difficulté, sur le plan économique de la filière concernée), et qu'à ce titre, d'une certaine façon, nous artistes, sommes privilégiés, puisqu'en ayant conscience, dans notre chair, une fois passé le baptême du feu au départ, on l'ait experimenté, en son fort intérieur.

 Aussi, voit on à quel point, comme dit Anne Sylvestre "écrire, pour ne pas mourrir", résumerait effectivement, le processus de guérison... En quelque sorte.

  Pour ceux, qui ne sont pas artistes, il n'est pas impossible, que ce que je raconte là,  semble un peu obscur.

  Pour moi, et pour nous, artistes, c'est pourtant clair comm de l'eau de roche, et pour les psys, aussi, enfin, j'ose l'espérer....

 "Clair comme de l'eau de roche", il faut le dire vite, si l'on observe à quel point, l'eau, à défaut de ne pas encore être trouble, dans les Alpes, elle, n'en demeure pas moins, bientôt polluée...

  Sur ce point, s'il en est une qui l'ait vécu, si intimement, c'est bien moi, soyez sans crainte....

   Aussi, pas contre, quand j'entends  André Manoukian, faire carrément, l'éloge de la souffrance, PARCE QU'ELLE AIT ETE A LA SOURCE DE TELLE CREATION, "francement, désolée, André, mais j'ai vraiment, envie de te foutre, simplement, ma main dans la gueule...

 Car oui, la diplomatie de la claque dans la gueule, je sais faire aussi, même si l'occasion ne m'a pas été donnée encore....

  Je precise, sur le coup, par personne interposée, il avait corrigé le tir... Mais quand même.

   En fait, André est très chanceux, n'est ce pas ?

   Parce qu'il sait que le simple fait de vous le dire, là, sur mon forum, est infiniment thérapeutique, et qu'en théorie, il  ne serait donc pas necessaire, si l'on se croise, qu'il s'arme d'un bouclier.... Ou qu'il arrive, les coudes devant le visage, pour  parer à toute éventualité, comme le font les enfants battus par leurs parents...

  Si je suis furieuse, quand j'entends de telles paroles, je vais vous en donner les raisons.

  Chacun sait ce qui est arrivé à Marie Trintignant.

  Marie Trintignant, qui je vous le rappelle, a chanté en duo, avec Thomas Fersen (pas de bol pour lui),  une quinzaine de jours avant la terrible soirée, où elle fût assassinée.

 Je discutais, sur messenger, à l'intstant, avec quelqu'un, et je lui disais ceci:

 Si tu avais discuté, avec Bertrand Cantat,  les jours ou les semaines d'avant cette soirée, de féminisme, ou des violences faites aux femmes, il y a fort à parier, que lui même, aurait cautionné le féminisme,  et trouvé légitime que la femme, fasse de sa vie, ce qu'elle voulait... Alors, qu'avec Marie, précisement, ça n'était justement pas le cas.

 Ce qui en résulte, réside dans le fait, que la maltraitance que subissent les femmes au quotidien,  elles prennent des formes extrêmement variées, insoupçonnées, je dirai, et d'une grande complexité, et je dirai même, "subtilité".

 En ce sens, le réflexion, d'André Manoukian, sur ce sujet, moi, m'a vraiment blessée, et avait raisonné en moi de façon particulièrement violente....

 Attendre de moi, que j'assiste, à une emission de télé, hier, à saint Denis,  moi, précisant, que malencontreusement,  j'avais oublié mon calepin dans la voiture,  et que donc,  je cherchais à joindre, "Casting Events", afin de leur demander de me renvoyer l'adresse, mon coach, sachant deja, que j'ai du mal à marcher avec une douleur à la cheville gauche,  et lui décidant délibérément, de me couper internet, pour que je ne puisse en aucune façon, me rendre à l'émission, OUI, J'APPELLE CA UNE FORME DE MALTRAITANCE....

  Depuis des semaines, sans parvenir à la traiter, il ne sait, il en était informé, et malgré celà, il n'a eu aucun scrupule, à me monter ce bâteau, et à me faire me rendre à Paris, dans le contexte juridique, où je suis, alors, NON, André, tes théories de merde, tu vas te les coller au cul, vite fait, et bien fait.

  Moi, quand l'ouvre le journal, pour peu qu'on ne l'ait pas encore coupé la TV, comme c'est le cas, actuellement, je trouve qu'il existe deja bien suffisemment, de souffrance en ce bas monde, pour qu'on ait vis à vis de moi, suffisemment de respect, pour ne pas transformer  mon parcours, en véritable chemin de croix....

 Pour rappel, si j'ai peint un calligramme, qui dit la chose, suivante, "la croix, ne symbiolise pas le martyre, mais la rencontre", j'espère ne pas l'avoir peint, pour des prunes...

http://sainteaustrebertheavaitellevuleloup.e-monsite.com/album-photos/peintures-non-calligraphiques/d41a03fa81c5257677bc408238abe322.html

 On fait tout parrait il, pour que je parte de Normandie, pour  éventuellement, vivre à Paris, ou au minimum, y avoir, un minuscule pieds à terre, et bien ce pied à terre, je serai curieuse de savoir, si la cheville, qui est juste au dessus, elle, est douloureuse, ou bien si elle ne l'est pas, mais comme on dit vulgairement, "c'est bien loin, d'être gagné, quelque soit la méthode.

 Parce que pour que je puisse y pretendre, encore faut il, pour ça, alors, que j'ai postulé, en divers endroits, dans le medias, que je puisse me trouver dans un contexte psychologique, qui y soit favirable,  et ça n'est pas par l ce type de maltraitance, que je vais y parvenir.

 A BON ENTENDEUR....

Ce qui est gravissime, dans cette histoire.....

   C'est d'être assez stupide, pour croire que sous pretexte qu'on ait réussi à transformer sa propre souffrance, tout  serait alors limpide, et clair...

   Non, mille fois non, justement, et c'est bien là que réside le terrible malentendu, et je ne vous parle pas uniquement là, d'artistes reconnus, mais bien uniquement, et basiquement, de gens qui souffrent le martyre, quelquefois, et qui transforment, justement, et qui sont unanymes...

  Je  ne suis en train de nier le pouvoir therapeutique  s  de la création, parce que sur ce point, comme je le fais, là, en rédigeant ces lignes, je l'expérimente chaque jour.

  Non, l'erreur, la grosse erreur, c'est celle qui consiste à tenter de faire croire, qu'en passant par là, tout rentre dans l'ordre, comme par magie... C'est ça, et uniquement ça, qui est faux.

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