Molières 2018....

Inutile, que je vous fasse un récapitulatif, cet article s'en charge fort bien.

http://www.lefigaro.fr/theatre/2018/05/29/03003-20180529ARTFIG00002-zabou-breitman-fait-souffler-un-vent-de-folie-douce-sur-la-30e-nuit-des-molieres.php

  Quelques commentaires supplémentaires, cependant.

  Il règne toujours, à la soirées des Molières, une atmosphère parfaitement perceptible par le petit écran, et donc, je suppose, décuplée dans la salle,  qu'on perçoit beaucoup plus que lors des césars, ou d'une cérémonie lors d'un festival, comme à Cannes, pour ne citer que lui.

  Ma démarche ne tend pas à exprimer, un désamour (j'aurai de bonnes raisons, peut être  ? Non, je ne crois pas...), vis à vis du cinéma,  mais a pour vocation simplement de mettre en avant le fait que le spectacle vivant,  "c'est la vie en vrai"...

  Une troupe, qui vit cette aventure au quotidien, dans une réalité spacio temporelle assimilable à la réalité de la vie, nous qui ne sommes pas (encore ?), ce ce milieu si particulier, du spectacle vivant, donne à percevoir ces ondes extraordinairement positive, aux spectateurs.

  Dans le cheminement d'un film,  entre l'idée qui germe dans le cerveau du réalisateur, l'écriture du scénario,  les démarches administratives pour contacter, éventuellement, les ayant droits, les banques, et les producteurs, pour le financement, les agents, pour décrocher, tel acteur, ou tel autre, les revirements, les engagements, puis désengagements, la non proximité physique, de ceux, qu'on ambitionne de faire bosser sur le projet, et qu'on ne voit que par shype, parce qu'ils sont à l'autre bout du monde.....

  En effet,  certains tournages sont éloignés géographiquement, la cohérence du clan artistique doit sen ressentir, des liens, créent qui ne sont pas négligeables, mais en aucune façon, la qualité relationnelle ne peut prétendre à l'équivalence, d'un clan théâtral, ce qu'on appelle "une troupe".

  Certains corps de métier, ont bossé sur un projet, sans même avoir rencontré, certains autres, alors, que pourtant, le projet en lui même, devrait servir de ciment, à cette "communauté d'esprit".

  Ce qui en ressort réside dans le fait que par le théâtre, aussi modeste soit il, comme dans les scènes ouvertes, comme nous avons la chance d'en avoir, à Pavilly, Yvetôt, ou ailleurs (pour ne citer que celles, que je connais, et dont, j'ai entendu parler), ou dans des théâtres plus reconnus et professionnels, règne, un sentiment de proximité sans égal, qui fait particulièrement chaud au cœur, de façon extrêmement "positivement contaminant"....

  C'est ce que je serai tentée d'appeler, "la bienveillance scénique"..... Même s'il peut arriver, que certaines pièces de théâtre, nous dérangent positivement, "c'est alors simplement le courage artistique personnifié".

  Il est assez difficile, je crois, ou plus probablement impossible, de mesurer à quel point, le théâtre, ou une pièce de théâtre, est ou pas, ou selon quel degré, serait militante, ou ne le serait pas...

  Et pourtant, c'est bien mon sentiment, quand je vois  les pièces, qui ont été récompensées.

  Le fait, d'avoir fait le choix, de donner, la cérémonies, une forme d'autodérision, que ce soit par les chois délibéré de Zabou, ou que ce soit par Blanche, qui joue si bien son rôle, contrebalance à la perfection, ce challenge, si difficile, de vouloir imposer, coûte que coûte, l'urgence absolue, que revêt l'expression artistique, sous toutes ses formes, surtout, peut être, là, où justement, elle n'est pas professionnelle...

  Car aimer la scène vivante, est  une chose merveilleuse, d'autant plus que c'est dans la majorité des cas, ainsi, que naissent les vocations. 

 

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